le vrai film de la rupture. Auparavant, tous les films de Godard parlent de la nouvelle jeunesse, du devenir urbanistique et sociologique de Paris et de sa banlieue. Week-end est une fresque flamboyante de la fin d'un état de la civilisation. Godard n'aime pas ses personnages et les filme avec la distance du peintre qui fait le tableau des damnés de l'Apocalypse. L'espoir prendra la forme d'une petite communauté révolutionnaire dandy, le Front de libération de Seine et Oise, qui a fait le choix d'une guérilla contre les Parisiens en week-end automobile, qu'ils abattent cuisinent et mangent au nom du principe selon lequel il faut répondre à l'horreur de la bourgeoisie par plus d'horreur encore.
(http://www.cineclubdecaen.com/realisat/godard/weekend.html)
Film excessif et phénomène du "weekend". Société anarchiste, complexe idéologique, accidents à chaque kilomètre et beaucoup de violence. Des poètes et philosophes postés un peu partout, ils paraissent fou. Enfin, canibalisme et survit d'un personnage, elle mange son ex-mari sans s'en soucier. NGW
Selon Camus, il n'était pas d'endroit plus absurde pour mourir que la route. Ironiquement, c'est dans une automobile filant à toute vitesse que prit fin sa vie. Avec Week End, Jean-Luc Godard orchestre la déchéance de l'humanité dans un chaotique fracas de ferraille et de bitume. Il offre à notre société une fin ridicule sous la forme d'un road movie cauchemardesque et décousu. Un personnage écoeuré s'insurge contre la situation: "Il fait chier ce film. On y rencontre que des malades!" (http://www.panorama-cinema.com/html/critiques/weekend.html)

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